Ailleurs

Il y avait la forêt et dans les branches des arbres des oiseaux chantaient. Il y avait des troncs de bois sur lesquels se dessinaient des images. Des visages, des montagnes. Il y avait le son de la rivière en contrebas qui rappelait à tous d’où venait la vie.

Des maisons immenses et cloisonnées avec un sol de terre et des murs de pierres se riaient de la pluie comme du beau temps. Un jardin avec ses citrons et ses oranges se moquait du climat. Et était prêts à offrir pour des siècles entiers ses fruits importés aux enfants qui viendraient. Une église avec un autel en son centre et des croix sur les murs faisait de l’oeil au ciel et rappelait à tous d’où venait la vie.

Et l’art qui du matin au soir embaumait au quatre coin. Le splendide de la musique, l’éloquence de la pierre sculptée, l’inventivité de la peinture. Des peintures. Et ces offrandes faites aux dieux qui firent la vie.

On aperçoit la forêt qui s’est propagée pour revenir chez elle. On devine les murs et les pierres, les chemins et les tombes. École, ateliers, cotiguazú et chapelles ; s’il ne reste rien, tout y était. On sait que les orangers sont venus d’Italie.

août 28, 2016

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