Angoisse blanche

J’étais assise. Un frisson me parcouru. Ça faisait bizarre et peur. Tout était si étrange. Une nouveauté à retenter. Un plongeon vers le grand vide.

Je n’avais pas le choix, je devais confirmer.

Des sentiments contraires envahissaient mon cerveau par intermittence. Il faisait à la fois froid et chaud. Simuler une vilaine grippe et se laisser couler sous la couette, séparée du monde, de ses cris, de ses devoirs. Je ne voulais pas y penser et ne pensait qu’à ça. Une solution miracle qui supprimerait problème et attente. Un virus rapide, une disparition. Se faire toute petite et garder les yeux fermés. Supprimer le monde autour.
Le soleil brillait à travers la fenêtre ouverte. Mais la glace ne fondait pas. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle le fasse. Elle avait envahi la pièce immense et me laissait seule me débattre contre moi-même.

Le refaire pour prendre l’habitude, pour que tout se passe bien.

Ce n’était que la deuxième fois, tout début d’une série qui se voulait infinie, et déjà j’avais peur. Une peur inconnue qui gangrénait mon corps en entier et empêchait mes doigts d’agir comme il le fallait. Comme je le voulais. Des mouvements mal maîtrisés, des tremblements injustifiés. Et une crampe dans l’estomac que je ne savais cacher.
Il me fallait foncer, tête baissée. Me laisser aller vers l’inconnu et conjurer la peur. Accepter de le faire, le refaire. Assumer. Et en rire pour cacher son malaise.

Chers lecteurs, chers amis, je vous réécris.

août 25, 2014

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