Au Sud

Après les heures éternelles d’un trajet sans fin, le Sud fut atteint. Un léger vent soufflait à la descente du bus. Des arbres au feuillage vert frémissaient tendrement. Les pieds des montagnes étaient enveloppés dans l’eau fraîche des lacs. L’air n’entrait plus brûlant dans les poumons. Tout était agréable et les yeux clignaient sous le soleil brillant.

Pour apercevoir quelques chalets qui jouaient à faire croire aux Alpes.

Dans le ciel, des nuages blancs s’effilochaient dans un bleu cotonneux. Ils s’accrochaient vaguement aux montagnes avant de disparaître sans laisser de pluie. Des arbres comme des sapins portaient des épines lorsque l’on se promenait sur les sentiers qui permettaient d’accéder aux point du vue. Les vallées scintillaient dans des chatoiements délicats.

Un Saint-Bernard haletait vaguement dans la chaleur de ses poils trop longs.

Derrière la protection en verre, des délices sombres se vendaient au poids ou à la pièce. Un chocolat chaud fumait dans un bol de faïence. Près d’une part de gâteau au chocolat plus noir encore. Et ma cuillère argentée faisait craquer les copeaux de chocolat pour respirer l’odeur oubliée du cacao.

C’était il y a si longtemps, la dernière fois, en Suisse.

janvier 29, 2017

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