Chaud-Froid

Le chaud pue la sueur et colle sur les doigts. La langue se dessèche et la gorge s’empate. Les mots me manquent dans la lourdeur qui hurle. Le bruit aveugle, les sensations malsaines, tout est lent qui ne veut plus être. La valise trop lourde et les pas trop secs. Plus rien ne va, quittons ce four.

Le froid surprend lorsqu’on l’attend. Le soleil en sursis, le vent aux abois. Il a la saveur du feu de bois et des longues nuits ensomeillées. Le temps qui s’arrête et les bruits qui cessent dans un manteau confortable. Les doigts engourdis, les pensées qui gèlent. Le froid à la saveur de l’éternité qui ne s’arrête jamais. La ressource d’un ralenti cotonneux qui rassure et rend fort. L’espoir que la chaleur arrive pour pouvoir se plaindre.

Et tout recommencer.

 

#4

août 14, 2016

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