Française

Je n’ai pas vu ni la première occasion manquée ni le premier but marqué.

Je n’ai pas écouter la marseillaise, pas repris le couplet en choeur et même pas souhaité voir le sang de nos ennemis recouvrir le sol.

Je n’ai pas regardé le spectacle, les spectacles bons ou mauvais, que se sentent obligé de faire les politiques et les fans lorsque un événement sportif a lieu sous leurs yeux.

Je suis sortie dans le silence, j’ai profité des derniers rayons du soleil, j’ai ri, le nez en l’air, avec les oiseaux et courru les pieds dans l’herbe avec les lapins. J’ai dansé avec les étoiles qui m’ont promis la lune, les yeux dans les yeux, les rêves dans le coeur. Et je suis rentrée heureuse d’être ici où ce n’est pas pire qu’ailleurs.

Je n’ai pas senti les sentiments monter et l’angoisse augmenter alors que les minutes inutiles et lourdes s’égrainaient, laissant la fin approcher irrémédiablement.

Je n’ai pas touché du bout des doigts la peur stresante qui affirmait que peut être ça ne suffirait pas et que le combat pourrait être perdu.

Je n’ai pas goûté l’euphorie des uns, la douleur des autres et la joie de tous.

juin 12, 2016

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