France-Argentine

J’étais assise à la terrasse d’un café. J’avais peint mes ongles en bleu ciel et blanc. Avec un petit point jaune au milieu qui devait représenter le soleil de la bandera.

J’avais envie d’y croire. Pour le souvenir. Pour les souvenirs.

Je me disais que le football argentin avait eu des heures de gloire qui brillaient encore dans les mémoires des supporters. Je revoyais les fans hurler plus fort que la télé. Je sentais le souffle fou qui s’abattait sur les villes. Je me souvenais des moustiques dans le stade de Boca Juniors.

Un choripan s’il vous plaît. Et une bière.

J’étais assise à la terrasse d’un café et sur la terrasse d’à côté, ils avaient sorti le drapeau français, le béret et la bouteille de vin.

Lorsqu’après quatre-vingt dix longues minutes de peine ils entamèrent une Marseillaise survoltée, je décidai de quitter la table.

Les Argentins et les Français ont ça en commun qu’ils sont mauvais perdants. Et qu’ils ne savent pas vraiment gagner.

juillet 1, 2018

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