Karneval

Ils sont venus de tout le pays et par delà des frontières. Ils ont dans leur sac des costumes et du maquillage. De quoi passer inaperçu les prochains jours.

Ils ont en tête quelques airs dans une langue qui n’existe plus. Que l’on chante encore. Et que les vieux de mon âge parlaient avec leurs parents lorsqu’ils étaient enfants.

Des refrains appris dans le froid de février un an plus tôt. Et qui reviennent cycliquement comme la crèche à Noël et le lapin à Pâques.

Ils avaient quitté le train en riant d’y être arrivé.

Ils avaient commandé des beignets parce que c’était de saison et criaient des mots étranges pleins de « a » et de bière. Comme tous les autres autour d’eux qui avaient déjà commencé à boire de bonne heure et qui ne s’arrêteraient pas temps qu’ils pouvaient porter la bouteille aux lèvres.

Ils étaient heureux d’être là.

Ils rentreraient tard, quand la nuit aura tout avalé. Ils ne se souviendront pas du chemin de retour. Juste quelques images comme des flashs. Et puis l’assurance de revenir l’an prochain. Pour parler et boire le Kölsch ensemble, encore une fois.

février 11, 2018

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