La Cathédrale : romantisme, impressionisme, moderne

J’ai été au musée. J’ai vu des Monet comme des Queneau. Un exercice de style dans toute sa splendeur. Des bâtiments hauts, des cathédrales. Rouen en 99 exemplaires. Du matin au soir, du soir au matin. Dans la lumière du coucher. Dans l’aube à peine éclairée.

Belle dans l’ocre et le rouge. Avec un brun de bleu, un vert de gris. Une tristesse, une joie.

J’ai vu des points par milliers que Roy Lichtenstein a numéroté. Pour reconnaître les couleurs appuyées sur Monet. Pour les faire briller dans la lumière de la salle du musée.

J’ai admiré un surréalisme intransigeant dans une beauté de conte de fée. Caspar David Friedrich qui nous faisait de l’œil comme au bon vieux temps. Lorsqu’il y avait la falaise et l’homme. L’homme est resté. Les arbres aussi. Et la cathédrale fut.

J’ai observé celle anonyme qui se cache derrière les arbres. Celle de Paris qui longe la Seine, belle dans son costume de gargouilles. J’ai contemplé celle de Laon, multicolore. J’ai regardé celle de Reims, brisée et détruite, aux vitraux en négatif. En noir et blanc. J’ai sourit à celle de Cologne, égrainée jusqu’à la fin, avec, par la fenêtre, Andy Warhol.

La cathédrale comme géographie de l’âme. Un OuLipo de peinture. Un labyrinthe de perfection. Paresseux et infini. Doux dans l’espoir placé en Dieu. Un lieu où être bien, en confiance avec soi-même. Pour créer comme on fut créé. Par lui ou par un autre. Par des architectes de génies.

Exposition : Die Kathedrale. Romantik – Impressionismus – Moderne

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