Le jour d’après

Le ciel était déjà tombé. L’heure était presque tard. La nuit, le bruit.

Tic, tac, boum.

Le saut vers l’inconnu avait déjà eu lieu. Des routes qu’on ne connaissait pas. La fin de l’insouciance en labyrinthe dans les ténèbres. Une question en suspend. On va où ? Et des bruits qu’on découvre.

Tic, tac, boum.

La folie s’était déjà montrée. Enveloppée d’explosifs, couverte d’un linceul, puant la mort derrière ses fusils. Elle avait cru à la protection de la nuit, à l’odeur de l’inconnu. Elle n’obtint, folle, que les marques de sa couardise. Du bruit pour cacher l’angoisse.

Tic, tac, boum.

Le lendemain avait déjà fleuri. Faisant reculer la nuit, souriant au long chemin qui se profilait. Les réponses tenaient tête aux questions. Libres et fraternels, on avançait légers. On laissait sur le bas côté tout ce dont il fallait s’alléger. Les fusils et les explosifs tombaient près de la folie. Dans le bruit.

Tic, tac, boum.

La peur avait déjà disparue. Les étoiles brillaient haut derrière les nuages dans le noir. Tout près du soleil dans le jour. Des lueurs d’espoir, des cadeaux du ciel pour éclairer la piste à sens unique, la voix à prendre. Elles s’encourageaient les unes les autres et poussaient de leurs vies éternelles la folie moribonde. Tranquillement et avec grâce. Demain, elles seront encore là. Silencieuses à nous admirer.

novembre 15, 2015

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