Matin noir

Les jours avançaient à rebours. Comme avant, des Hommes sauvages idealisaient la mort comme la guerre. Ils pensaient valeurs sûres et expansion. Ils rêvaient de voir en vrai des saintes vierges comme il n’y en avait plus. Comme si l’invention du purgatoire pouvait être remise en question.

Le temps tournait sur lui même pour faire semblant. Il reprenait après minuit le chemin de la première heure et peignait en rouge des matins flamboyants. Il n’en faisait qu’à sa tête et rappelait à qui passait par là qu’un coup de génie n’est jamais très loin du coup de folie.

Les semaines finissaient dans la torpeur sombre des possibilités incertaines. Pas bien sûr de vouloir, pas bien sûr de pouvoir. Et l’idée étrange qu’une explosion violente, un coup de couteau puissant, un éclat suicidaire, que quelques gouttes de sang pourraient tout changer. Sans que le monde n’avance plus vite en comptant les pertes qui s’accumulaient dans des croisades déplacées.

La barbarie sourriait, heureuse que son heure soit revenue.

juillet 24, 2016

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