Nymphéas au musée

C’était un peu comme si le soleil s’était enfui. Il avait disparu, sans doute parti dans un de ses voyages sans fin. Il avait voulu faire le tour du monde et flânait en chemin. Il prenait son temps, le coquin. Il profitait des paysages et admirait la beauté de la nature.

Un clin d’œil à une banquise qui fond.

Un rayon d’espoir pour achever une longue nuit de six mois.

Et puis il était réapparu. Là, tout proche, perdu au milieu des feuilles vertes, juste derrière les arbres hauts. Il avait réintégré son environnement habituel par une pirouette artistique dont il avait le secret. Tout sourire, tout brillant et se reflétant à l’infini dans le Bassin aux Nymphéas.

Il avait élu domicile tout prés de nous, entre les branches. Impossible à voir en face, il fallait ruser pour l’apercevoir. Le deviner. Entre ombre et lumière, il espérait se cacher. Mais il était bien là, capturé, accroché sur le tableau. Il ne pourrait plus s’enfuir. Jamais.

décembre 3, 2014

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