On attend

On attend. En silence. Que quelqu’un, quelque chose finisse par arriver. Quelque chose qui n’arrive pas. Le silence épais s’entend depuis le couloir. Des bruits étouffés, quelques pas dispersés. Un sourire pour tromper l’attente.

On attend. Un peu comme chez le médecin. Sans personne pour nous délivrer d’un nom prometteur. Il faut patienter. Sans bruit. Sans tousser ni soupirer. Pas de nez qui coule ni de gorge qui gratte. Juste le silence lourd de la salle silencieuse. Qui attend attentive.

On attend. Personne n’ose sortir. Les gestes se font au ralenti. Se défont sans commencer. On ne doit pas briser le silence envoûtant. La magie impérieuse d’un ordre incompris, silencieux et respecté. Rien n’est plus comme au dehors. En dedans, c’est silence et attente. Studieuse.

On attend dans les lumières éclatantes des néons trop neufs, des lumières trop blanches. Les murs pales et sans couleur se renvoient des flashs aveuglants et continus. Le silence se cogne sur leur pâleur mortelle.

Il faut attendre qu’on sache pourquoi. Alors sans comprendre, on attend.

mars 12, 2015

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