« Wie oft sprang ich in die Spree? »

Et dans la phrase même tu entends les gouttes qui sautent depuis le fleuve, qui claquent dans l’air, qui s’éparpillent dans l’atmosphère. Tu vois les gouttelettes par milliers former des étoiles en rencontrant le soleil. Les couleurs arc en ciel qui en résultent et les éclaboussures qui sourient au bleu de l’horizon.

Tu entends l’eau en pluie qui se suspend pour quelques minutes et qui, doucement, goûte à la chaleur de l’été. Le ralenti qui s’éternise sur la photo flou prise à la va vite par des mains trop fébriles et qui laisseront un souvenir équivoque.

Tu ressens l’humidité mal assurée qui attaque tout mais qui plaît lorsque le soleil est à son comble et qu’un peu de fraîcheur ravive les coeurs.

Tu entends les vagues dans la musique qui accélère et imagine la mer là où il n’y a qu’un fleuve. Tu espères des îles avec quelques palmiers. Il n’y aura que des bateaux chargés de produits en tout genre qui éloignent de la ville et des rêves.

Tu entends l’effort de celui qui se jette à l’eau pour secourir le malheureux qui n’a pas su mourir.

Et puis tu ouvres les yeux vers le froid de la nuit d’hiver, emmitouflée comme il se doit dans ton manteau épais.

janvier 14, 2018

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